jeudi 9 mai 2013

Library of Congress (Bibliothèque du Congrès)

La Bibliothèque du Congrès (Library of Congress en VO) est, en gros, la bibliothèque nationale américaine, mais aussi la plus grande bibliothèque du monde. Elle possède plus de 22 millions de livres repartis dans les salles de ses différents bâtiments, et en tout plus de 147 millions d'objets de cultures (photographie, vidéos, etc). Une véritable Mecque des documentalistes ! Situé juste derrière le Congrès, à côté de la Cour Suprême (la plus haute juridiction fédérale des USA), le bâtiment Thomas Jefferson de la Bibliothèque est le bâtiment historique (le plus ancien), son symbole. Son hall est ouvert aux touristes, avec la possibilité de voir la salle de lecture principale, mais hélas sans prendre de photos.

 Entrée de la Bibliothèque du Congrès. Je n'y connais rien en architecture, donc je vous épargne un blabla assommant piqué sur Internet. Toujours est-il que cette architecture me rappelle fortement l'Opéra Garnier.

Grand hall de la bibliothèque (vue sur le deuxième étage), à la décoration... chargée, mais colorée !

 Détail sur un plafond, à l'étage. Des noms d'auteurs du monde entier sont inscrits sur les murs et les plafond, avec également parfois des citations.

 Certains lieux géographiques à haut pouvoir culturel (Athènes, Rome par exemple ici) ou des monuments (Taj Mahal, Pyramides ici) sont aussi représentés.

 Mosaïque au plafond.

 Vu du 2e étage du Hall.

 Au 2e étage du Hall, il est possible d’accéder à la salle de lecture principale, particulièrement impressionnante (voir photo en dessous). L'accès à cette passerelle ne manque pas de majesté !

Salle de lecture principale (la photo n'est pas de moi). Elle ne manque elle non plus pas de majesté sous son immense coupole !

Détail du plafond-verrière du Hall.

 Au sol, sous la verrière, une grande rosace, entourée par les signes du Zodiaque.

dimanche 5 mai 2013

Nouvelle série d'articles

J'ai eu la chance d'avoir du 14 au 28 avril la visite de mes parents, ici même aux États-Unis. L'occasion pour moi, en plus de profiter de la présence de mes parents, évidemment, de revisiter Washington et New-York, ainsi que de pousser un peu l'exploration : nous sommes allés en voiture aux chutes du Niagara puis à Pittsburgh, en Pennsylvanie.

Toujours est-il que c'est une mine d'or pour la rédaction de nouveaux articles, ce que je ne vais pas manquer de faire. Mon premier article du jour sera plutôt léger, orienté sur Washington et ses extérieurs au printemps. Vous avez normalement déjà vu pas mal de photos de la ville lors de mes premières explorations, je vais essayer d'éviter de me répéter, et de vous présenter la ville au printemps. Par ailleurs, d'autres billets seront publiés cette semaine, alors n'hésitez pas à repasser régulièrement ces prochains jours !

Maison blanche. À cause des attentats de Boston, la veille, les abords immédiats de la Maison Blanche étaient bloqués par la police et les services secrets américains. D'habitude, les touristes se pressent contre la grille noire, de l'autre côté de la rue, pour les photos. Nous avons pu profiter d'une vue tout à fait dégagée et finalement assez rare sur la Maison Blanche. Les activistes anti-nucléaires (visant plutôt la bombe que les centrales) étaient tout de même présents (les deux panneaux jaunes).

Statue d'Abraham Lincoln au Lincoln Memorial, contemplant le Washington Monument et plus loin le Congrès.

Sur les marches du Lincoln Memorial, une équipe de film tourne une séquence (on distingue les panneaux pour la lumière et la perche pour la prise du son a peu près au milieu de l'image, légèrement sur la gauche). En tant que Capitale fédérale, Washington est le lieu d'intrigue d'un certain nombre de séries et films américains, et un monument aussi connu que Lincoln Memorial, véritable symbole de la ville, attire souvent les réalisateurs.

Au Mémorial de Théodore Roosvelt, des cerisiers en fleurs. La ville de Washington est connue pour son importante abondance de cerisiers qui au printemps arborent une superbe couleur rose à rose pâle. Hélas, nous étions un peu trop tardifs par rapport à l'avancée du printemps, et la floraison était déjà sur sa fin. J'ai réussi à trouver tout de même quelques arbres encore en fleurs.

Le Capitol, un autre symbole de Washington.

Contrairement à la dernière fois où je m'en suis approché avec un appareil photo, les abords du Capitol étaient ouverts et nous avons pu nous rendre au pied des escaliers.

Vue au pied du Capitol sur le National Mall. C'était ici que la foule s'était réunie pour la cérémonie d'investiture de Barack Obama. On voit évidemment le Washington Monument (l'obélisque en rénovation), derrière un bout du Lincoln Memorial, et légèrement sur le centre-gauche, le Sminthonian Castle (Chateau du Smithonian), le siège administratif de l'institution Smithonian.

Vue du Capitole de l'autre côté. Avec une bel arbre en fleurs. C'est beau le printemps !

dimanche 24 mars 2013

On the streets of Philadelphia (2)

Suite de mes aventures à Philadelphie. Ma deuxième journée dans la ville était consacrée à la visite de la partie ouest, en particulier du "Philadelphia Museum of Art". Sur mon chemin, je suis "tombé" sur une foule qui se rassemblait : nombreux t-shirt/sweatshirt verts, des drapeaux irlandais, des dessins de trèfles... Pas de doute, c'est une parade de la St. Patrick qui se prépare... avec une semaine d'avance !

 Policiers, ou pompiers, en uniforme de parade, prêts à défiler...

 Sur l'avenue, tout le monde s'installe pour voir la parade à venir. Le vert est de loin la couleur dominante. Quelques vendeurs ambulants proposent des articles aux couleurs de la St. Patrick... Je trouve une place, et attends comme tout le monde que la parade débute, vers 12h00.

Parmi les groupes défilant, on retrouve des groupes musicaux, comme ici le groupe de la "Police et des Pompiers de Philadelphie". On a aussi droit au défilé d'amicales americano-irlandaises, d'associations de descendants d'Irlandais, ou encore des cours de danse irlandaise (forte majorité féminine).

Autre groupe, cette fois d'une amicale americano-irlandaise.

Autre groupe, religieux cette fois-ci, avec une banderole "Pro-life Union" (littéralement "Union pour la vie", anti-avortement)... Eh oui, on reste aux USA tout de même...

 Je décide finalement de lever le camp, et de continuer à remonter l'avenue (Benjamin Franklin Parkway) en direction du musée. Cette avenue est bordée de drapeaux de tous les pays du monde (on reconnait la France entre la Géorgie et la Finlande à droite) et, à cause de la parade, est exceptionnellement praticable à pied. Une chance ! La parade tourne un peu avant le musée (que l'on voit en arrière plan), ce qui fait que ma remontée est accompagnée par les cornemuses.

 Vue sur le centre ville de Philadelphie à partir des marches du Musée d'art. On distingue clairement l'hôtel de ville, tout droit à l'autre bout de l'avenue (sur la gauche). Ensuite, de gauche à droite : Le Three Logan Place (bâtiment sombre, 225 m), derrière le Comcast Center (en verre, le plus haut immeuble de Philadelphie, 297 m), ensuite, avec sa forme pointue et son antenne, le One Liberty Place (258 m, emblématique de la ville ; accompagné du Two Liberty Place, plus petit, qu'on ne voit pas sur la photo), devant lui, le BNY Mellon Center, avec sa base carrée (241 m), puis tout en verre, le G. Fred DiBona Jr. Building (191 m). Tout à gauche, le One et Two Commerce Square, avec leurs "petites cornes" (171 m). À titre de comparaison, la Tour Montparnasse à Paris fait 209 m.

L'Avenue Benjamin Franklin où la parade de la St. Patrick continue. La statue équestre représente George Washington.

Les fameux escaliers du Philadelphia Museum of Art. C'est sur ceux-ci que se termine la course effrénée de Sylvester Stalone dans le film Rocky en 1976.

 On retrouve d'ailleurs au pied du musée une statue du héros élevée en 1982.

 Et en haut des escaliers, une trace au sol montrant où exactement Rocky a posé les pieds. Pour information, mes pieds ne sont pas beaucoup plus petits que ceux de M. Stalone, je les ai juste mis en retrait, histoire qu'on voit bien qu'il y a une marque au sol ! L'une des activités favorites des touristes à cet endroit est de se prendre en photo avec les bras en l'air, comme Rocky dans le film.

J'ai par la suite visité le musée, dont je vous épargne les quelques clichés. Retour ensuite vers le centre ville, bien fatigué d'avoir piétiné toute la journée...

 Vue de l'hyper centre de Philadelphie. Un petit air de New-York avec ses grands immeubles et ses larges rues.

Vue de la rue, le Comcast Center, le plus haut immeuble de la ville, se révèle tout à fait impressionnant.

vendredi 15 mars 2013

On the streets of Philadelphia (1)

J'étais le week-end dernier en vadrouille à Philadelphie, où j'ai pu passer 2 jours entiers à profiter d'un superbe temps de début de printemps. La ville se situe quasiment à mi-chemin entre Washington et New-York, (2 heures de train à partir de Washington). C'est la principale ville, mais pas la capitale, de l’État de Pennsylvanie, et la 5e ville en taille des USA, avec presque 6 millions d'habitants pour son aire urbaine. C'est aussi ici que s'est jouée quelques grands chapitres de l'histoire américaine. Ville la plus peuplée pendant l'ère coloniale, elle attire Benjamin Franklin, natif de Boston, qui s'y installe à partir de ses 17 ans, et qui participe à la montée des idées révolutionnaires et indépendantistes. C'est aussi à Philadelphie que le Congrès continental se réunit pour déclarer l'indépendance des États-Unis et commencer à organiser la jeune nation. C'est d'ailleurs la capitale pendant un temps (1790-1799), lorsque Washington était en chantier.

L'histoire est très présente dans la ville, et c'est une des raisons qui poussent les Américains, friands des grands lieux symboliques, à venir la visiter. Mais fini le blabla, place aux images avec leurs commentaires ! J'ai divisé mon séjour en deux pour les articles, vu le nombre de photos intéressantes à montrer. Pour ce billet, le premier jour, avec ma visite de l'Est de la ville :

Les rues américaines ont souvent le désavantage  de présenter des immeubles accolés de hauteur inégales, ce qui a tendance à montrer de grands murs, souvent décrépis et sans aucun charme. À Philadelphie, les artistes ont en fait un avantage.

Nouvel exemple d'art urbain, dans la même rue, qui me conduisait de mon hôtel vers l'hôtel de ville.

L'Independence Hall est le bâtiment où a été signé la Déclaration d'indépendance. Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, il se situe dans une partie de la ville appelée le Independence National Historical Park, qui a un statut de parc national. Les visites sont donc faites par des Rangers, les mêmes qu'on retrouve dans les parcs nationaux sauvages... Autant dire, ça fait étrange !

 Independence Hall, vu par derrière. L'entrée et la visite sont gratuites (les Américains tiennent à ce que les lieux de leur histoire soient gratuits). Il n'empêche que l'on doit se munir d'un ticket pour la visite, obligatoirement guidée par un Ranger. La visite était agréable, et le Ranger très sympathique. Il a souhaité nous faire participer avec des questions auxquelles les Américains présents (très majoritaires par rapports aux touristes internationaux) ont répondus avec entrain (exemple : "Qui étaient les représentants présents pour la signature de la déclaration d'indépendance", etc).

 Voici la salle où fut signée la déclaration d'indépendance, avec le mobilier d'époque. Haut lieu symbolique de l'Histoire américaine, autant vous le dire !

 Vue du National Historical Park à partir de l'Independence Hall. Sur la gauche, au début, le Liberty Bell Center (voir ci-après), ensuite le centre d'accueil des visiteurs, puis tout au fond, le National Constitution Center, sorte de musée dédié à la Constitution des USA.

 Le Liberty Bell Center, comme son nom l'indique, protège la Liberty Bell, ou « cloche de la liberté », encore un grand symbole pour les Américains. Ce serait la cloche qui annonça la signature de la déclaration d'indépendance le 4 juillet 1776. Elle porte une inscription de la Bible « vous proclamerez la liberté dans tout le pays pour tous ses habitants », d'où son nom. Elle est fêlée une première fois peu de temps après sa première utilisation, puis une nouvelle fois malgré les réparations au XIXe siècle.

Le Carpenters' Hall (Maison des Charpentiers), moins touristique, mais tout aussi charmant, est un bâtiment construit pour la guilde des Charpentiers, qui servit à la réunion du premier congrès continental, l'Independence Hall étant alors occupé par un autre évènement. 

 Society Hill, au sud du National Historical Park, est un quartier résidentiel très sympa de Philadelphie. Des petites rues calmes, pourtant au centre ville, qui ont l'air d'être agréable à vivre. Si un jour je dois vivre à Philadelphie, c'est ici que je veux habiter ! Bon, les prix sont assez élevés, c'est là que les classes moyenne-supérieure et aisée de Philadelphie (les Bobos) ont élus domicile !

 Society Hill, encore.

Society Hill, toujours.

Le quartier est bordé au sud par la très commerçante South Street. Beaucoup d'animation ce beau samedi après-midi !

Boutique sur South Street.

Retour vers l'hôtel, et surprise au détour d'un parking avec cette énoooorme fresque (c'est de la mosaïque), je vous laisse comparer avec la taille des voitures !

dimanche 10 février 2013

Smithonian National Air and Space museum

Lundi dernier, mes pas m'ont conduit au Smithonian National Air and Space Museum (Musée national de l'air et de l'espace). Ce musée possède la plus grande collection d'avions et d'engins spatiaux au monde et draine chaque année environ 9 millions de visiteurs. C'est un musée très fréquenté, principalement en famille : les avions, les fusées et autres sondes spatiales intéressent les enfants, en particulier les petits garçons.

Je crois que c'est avec ces yeux là que je suis entré dans le musée. Il retrace l'histoire de l'aviation civile et militaire, ainsi que celle de la conquête spatiale. De nombreux objets sont montrés, dont certains ayant appartenu, par exemple, aux membres des missions Apollo, ainsi que de nombreux documents multimédia (films, sons, etc.). Une part d'interactivité existe également : on peut entrer dans le cockpit de quelques avions, comprendre la différence entre les manettes anciennes et modernes, ou encore entrer dans le Skylab, ancienne station spatiale. Voilà quelques photos, et des commentaires...

 Entrée du musée. Relativement impressionnante avec sa sculpture "Ad astra" (vers les étoiles) de l'artiste américain Lippold.

 Première salle du musée, juste après l'entrée. On reconnait par exemple tout à gauche, en haut, le Spirit of St. Louis, l'avion sur lequel Charles Lindbergh a effectué le premier vol au dessus de l'Atlantique en solo. A droite, en haut, un reproduction taille réelle du satellite russe Spoutnik.

 Salle suivante, avec quelques fusées et au fond le projet test "Apollo-Soyouz" (à droite le russe, à gauche l'américain), première collaboration américano-russe dans le domaine spatial.

Le module lunaire LM-2, finalement jamais utilisé, mais très proche de celui de la mission Apollo-11, dont il reproduit ici les premiers pas sur la Lune.

 L'avion-fusée X-15, qui détient toujours le record de vitesse en vol : 7 274 km/h.

 Quelques anciens avions d'utilisation civile.

Un P51-Mustang, un chasseur américain utilisé lors de la 2nd Guerre Mondiale.

Modèle de "La Minerve", ballon-dirigeable dessiné par le français Étienne Robertson en 1803.