mercredi 14 novembre 2012

Zoo : suite et fin

Après avoir vu l'enclos des petits mammifères et celui des reptiles, nous sommes allés voir la serre tropicale qui allait bientôt fermer. Devant nous : une végétation très importante. Au-dessus de nos têtes : un petit singe. (Chic!) 
Mais juste avant, nous pénétrons dans une salle plongée dans l'obscurité : de grands aquariums sont installés.








Suite à cette visite, nous arrivons dans ce qui semble être une bibliothèque avec quelques vivarium entre deux étagères.






L'heure tourne, il est 17h : on commence à se traîner dans les allées du parc. De plus, le soleil s'est caché et la température a chuté d'un cran. Après avoir vu l'enclos des éléphants, on retourne vers la sortie en faisant un crochet par les guépards. Les jeunes guépards sont en train d'être rentrés pour la nuit et le zoo se vide doucement. Il est temps de reprendre le métro / le bus / la marche : dans deux heures nous serons de retour chez nous.




mardi 13 novembre 2012

Découverte du National Zoo

Ça y est, moi qui saoulait Seb depuis de longs jours, nous avons enfin pu mettre les pieds au zoo de Washington. En effet, pas de chance, on avait initialement prévu cette sortie le week end où Sandy est arrivée ! Profitant du beau temps et des douces températures, nous avons décidé d'y passer notre samedi après-midi.

Une fois encore, l'entrée était gratuite ! Ce qui paraît incroyable quand on sait que l'entrée de Beauval est à 24€ la place adulte. Nous traversons un large passage piétons pour rejoindre l'entrée du zoo. Nous avions étudié attentivement notre itinéraire (notre plan indique 8km de promenade pour un tour complet) ; nous nous enfonçons dans le parc et démarrons par les pandas.

Un panda chinois affamé -et non, le flou n'est pas lié à son dynamisme détonnant.
Ils ne sont pas dans leur enclos extérieur ; on se contentera de les voir à travers des vitres. Il y a énormément  de personnes amassées devant, si bien qu'avec ma taille de géante, un américain me dit de jouer des coudes pour voir quelque chose (merci du conseil).

Nous enchaînons par le Panda shop où se trouvent des tasses, des aimants, des peluches à l'effigie des pandas. Clairement, ces boutiques ciblent les jeunes enfants ; nous faisons le tour en cinq minutes. Je repars avec une carte "histoire de".

On continue avec l'enclos des petits mammifères puis celui des reptiles.

Cela sera l'une des rares photos de singes : n'étant pas fan de ses bébêtes, on a passé notre chemin devant l'enclos des grands singes.




(Il aurait bien besoin d'une crème Nivéa !)




Retour à l'extérieur, on passe aux grands félins !








Petite curiosité en passant : non loin de chaque enclos une sculpture est dressée à l'effigie de l'animal. Parfois,   c'est étonnant..


La suite bientôt !

jeudi 8 novembre 2012

Visite culturelle

Samedi dernier, nous nous sommes rendus sur Washington afin de visiter la National Portrait Gallery et le National Museum of American Art (aussi appelé le Smithsonian American Art Museum). Les deux musées sont réunis en un seul grand bâtiment de quatre étages et ont l'avantage d'être gratuits, comme la plupart des musées ici. Contrairement aux musées gratuits français, l'entrée est sans ticket ; des plans sont à disposition et on se lance comme on l'entend dans la visite.

Bien que nous ne nous soyons pas particulièrement attardés sur l’architecture du bâtiment, le guide/plan explique qu'elle est un parfait exemple de regain d’architecture grecque. La construction a commencé en 1836 : il s'agit du premier bâtiment public dressé dans Washington.

Avant de partager avec vous quelques photos, un mot rapide sur l'institution Smithsonian. Elle a été créée en 1846 et est composée à l'heure actuelle de 19 musées et galeries, du Parc National Zoologique et 9 installations de recherche. L'institution Smithsonian est le plus grand complexe mondial de musées et de recherche (ce qui permet donc l'entrée gratuite).

The Chief's canoe - datant d'avant 1927 -  Belmore Browne

Ce fut l'une des premières peintures colorées que nous ayons vu, la dominante bleue contrastant avec les teintes de brun des autres tableaux exposés.


Bottlecap Giraffe - Terminée après 1966 - Artiste anonyme

Bien que la grande majorité du musée soit composée de peintures à l'huile, quelques sculptures sont aussi exposées.
Saint Michael the Archangel and the Devil - 1955/56 - George Lopez
August Belmon and his family - 1854 - Auguste Belmont

Personnellement, j'ai beaucoup apprécié cette visite : le réalisme des toiles est vraiment bluffant.
Edgar Allan Poe - 1845 - Samuel Stillman Osgood

Les portraits exposés sont des hommes et des femmes impliquées dans l'histoire de l'Amérique. A côté de l'oeuvre se trouve une petite biographie de l'artiste, du politicien, de l'inventeur peint. 
Thomas A. Edison - 1890 - Abraham Archibald Anderson

Isaac Singer's patent model for improvement to his sewing machine - 1854 - Isaac Singer
(prototype de machine à coudre)

1934 - John Ferren
Aquarelle d'art abstrait.

Après avoir terminé de visiter le rez-de-chaussée du musée, nous nous sommes installés prendre une boisson chaude et un cookie au Courtyard Café. The Robert and Arlene Kogod Courtyard est une grande cour fermée par une élégante verrière qui donne une touche contemporaine au bâtiment.

Après cette petite pause bien agréable, nous sommes donc prêts à reprendre la visite dans la joie et l'allégresse (sisi).

Au bout du couloir du premier étage, il y a cette immense peinture :
Among the Sierra Nevada, California  - 1868 - Albert Bierstadt

 

Water carriers, Venice - 1884 - Frank Duveneck
L'heure tournant, nous ne visiterons que deux étages avant de rentrer à l'appartement. Prochaine sortie prévue pour ce week end !

lundi 5 novembre 2012

Rally de Mitt Romney à Fairfax

Alors que le scrutin approche à grands pas de ce côté-ci de l'Atlantique, je suis parti en mission digne des meilleurs journalistes d'investigation : une petite plongée dans l'électorat républicain lors d'un "rally" du gouverneur Romney, ici, à Fairfax (VA).

Tout commence par la longue attente pour rentrer dans le Patriot Center (salle d'attache des Mason's Patriots, l'équipe de basketball de l'Université), pas loin d'une heure et trente minutes, tout de même. Je récupère au passage mon premier (et seul) goody, un sticker "Romney/Ryan" que j'hésite à me coller sur le manteau, pour me fondre dans le paysage. Finalement, je me retiens, et préfère observer les électeurs les plus convaincus du candidat républicain. Globalement, l'électeur moyen républicain à Fairfax est blanc, souvent en déplacement avec sa petite famille (dont des enfants aux âges allant de quelques mois à la majorité - à croire qu'il n'y a pas d'école le lundi). On s'en doutait, me direz-vous...

Bref, on passe ensuite un bref passage "sécurité" de type aéroport, puis on commence à slalomer entre les files de personnes souhaitant acheter quelques rafraichissements ou nourriture à grignoter. Parce que oui, on vient à un meeting politique comme on va au cinéma. Hot dog, soda, nachos et même pop-corn vont accompagner les discours sur la réduction de la dette ou la hausse du budget de l'armée. Bienvenue en Amérique !

Enfin, seulement, on arrive dans la salle. Plutôt grande, et décorée dans un gout très... américain. Un immense drapeau siège au dessus de l'estrade d'où s'exprimeront divers candidats républicain, de la chambre des représentants jusqu'au poste présidentiel, flanqué de part et d'autre d'un écran géant, histoire de ne rien louper.


Vue d'ensemble de la salle pendant l'installation.

On attend le début du "rally" en écoutant quelques musiques bien américaines, jamais très loin du style country, entrecoupées par quelques spots publicitaires pro-Romney. Celui-ci est copieusement applaudi dans ces apparitions télévisées, alors qu'Obama est lui copieusement hué par la foule. Pendant ce temps, la salle se remplit, petit à petit... Jusqu'à atteindre 8 500 personnes, d'après les chiffres que j'ai pu lire sur le Washington Post.

Un premier orateur, hélas anonyme à mes yeux et à mes oreilles, nous acceuille, nous remercie d'être venu si nombreux soutenir le "futur président des Etats-Unis", puis laisse la place à un deuxième orateur, lui aussi anonyme pour moi. C'est là que je me suis vraiment senti... en pleine terre républicaine. Ce deuxième orateur a conduit une prière (oui oui, une prière) pour que Dieu accorde la victoire à Romney et qu'il protège l'Amérique. La foule écoute en silence, la tête baissée, les yeux fermés, et tout est conclu par un Amen. Imaginez-vous 8 500 personnes lâchant un Amen vigoureux, ça fait vraiment bizarre au sein d'un meeting politique. L'orateur se tourne alors vers l'immense drapeau derrière lui, main droite sur le cœur, imité par la foule, et récite le Pledge of Allegiance, le serment d'allégeance au drapeau des Etats-Unis : « Je jure allégeance au drapeau des États-Unis d'Amérique et à la République qu'il représente, une nation unie sous l'autorité de Dieu, indivisible, avec la liberté et la justice pour tous ». Le "rally" peut enfin commencer.

On voit défiler ensuite deux candidats pour la Chambre des Représentants (équivalent de l'Assemblée nationale) pour deux districts (équivalent des circonscriptions), M. Perkins et M. Wolf. L'un et l'autre vantent les mérites de Romney et jouent sur des thèmes qui leurs sont chers : Perkins sur l'armée, lui même étant un vétéran ; Wolf sur l'économie.

Nous avons ensuite droit à une entracte, mise à profit par l'équipe qui organise le "rally" pour distribuer des drapeaux américains, des panneaux "Romney/Ryan", "Moms for Romney" (les mères pour Romney) ou encore "Women for Romney" (les femmes pour Romney). On en profite aussi pour régler le pupitre et faire des ajustements de lumière. Pour nous occuper les yeux, on diffuse une publicité/documentaire court sur la vie familiale de Mitt Romney et sa carrière.

Nouvel orateur ensuite : George Allen, candidat au Sénat pour la Virginie. La parole passe ensuite à Bob McDonnell, gouverneur de l'Etat de Virginie. C'est à celui-ci que revient l'honneur d'introduire enfin Mitt Romney, et son épouse Ann. Je vous laisse juger par vous même de l'effet sur la foule...

L'arrivée du héros de l'Amérique républicaine...

Alors la, le show s'engage. Mitt passe la parole à Ann. Celle-ci lance un "nous serons bientôt voisins !" (allusion à leur hypothétique victoire et à l'installation à la Maison Blanche à Washington D.C.). Elle passe après quelques mots la parole à son époux. Le discours est assez générique, n'apportant rien de ce que l'on sait déjà. Ce qui m'a frappé, c'est l'échange du candidat avec la foule. Cette dernière ne se contente pas d'applaudir ou de huer le président Obama, mais elle répond à Mitt Romney, comme une foule reprendrait en cœur les paroles d'une chanson d'un artiste sur scène. Elle scande aussi régulièrement "One more day ! One more day !" (Encore un jour ! Encore un jour !) ou le traditionnel "U.S.A ! U.S.A !".

L'assistance scandant le fameux "One More Day ! " (Encore un jour)

Une fois le discours fini, Mitt Romney descend dans la fosse serrer quelques mains et salue l'assistance. 

 Coucou tout le monde !

Il s'apprête à aller parler aux personnes n'ayant pas pu rentrer dans le Patriot Center, à l'extérieur. Je m'y précipite et arrive juste à temps pour voir Mitt Romney s'exprimer une dernière fois sur une espèce de balcon. Il disparait finalement, en route pour un de ces deux derniers "rally" de cette journée de fou (pour lui s'entend) dans l'Ohio, puis dans le New Hampshire...

Mitt Romney, flanqué de sa femme Ann, s'exprimant en haut du balcon, à l'extérieur (désolé pour la qualité médiocre de la photo, j'ai dû utiliser le zoom numérique ! D'ailleurs, Romney lui-même et sa femme me regardent... J'ai dû me faire repérer avec mon drapeau suisse sur ma veste)

dimanche 4 novembre 2012

Curiosités

En se promenant on voit parfois des choses surprenantes...

Vive la baguette : Slogan très vendeur, exotisme français garanti.
 
Pas loin de chez nous, un panneau d'une rue nommée "Collines aléatoires" (on ne peut pas avoir de l'inspiration tout le temps).

Une petite maison en construction.

L'économie d'énergie (et de tout d'ailleurs) ici, on ne connait pas ; voici un lampadaire allumé en plein jour. Et ce n'est pas le seul...

Pour traverser, les piétons ont un temps limité. Là, on avait de la chance, 40 secondes, c'était laaaargement suffisant. Des fois, il n'y a qu'une quinzaine de secondes pour traverser quatre voies... (alors qu'on attend facilement 5 bonnes minutes pour que ce soit à nous de traverser).